Les relations entre la Turquie et l'Allemagne. Le président turc a carrément prétendu que l'interdiction de 3 manifestations en Allemagne s'apparentait à des pratiques nazies. Cette crise a démarré il y a moins d'un semaine lorsque deux mairies, Gaggenau et Cologne, ont annulé deux meetings en faveur du président turc, en évoquant des problèmes de capacité d'accueil. Ces rassemblements devaient promouvoir le référendum turc du 16 avril, qui proposera une réforme constitutionnelle accroissant les pouvoirs du président turc. Les ministres turcs (celui de la Justice et celui de l'Economie) y étaient conviés. Ces rassemblements ont une valeur électorale pour Erdogan, étant donné l'Allemagne dénombre quelques trois millions de turcs. Le vendredi 3, Ankara a par conséquent sollicité l'ambassadeur allemand et désavoué Berlin, allant jusqu'à prétendre qu'elle oeuvrait pour influencer le vote du référendum. La chancelière a aussitôt rejeté la responsabilité sur les communes dans cette affaire. Elle a mis en évidence le fait que l'Allemagne s'appuie sur un système fédéral, où les communes et l'Etat fédéral détiennent des pouvoirs qui leur sont propres. Et quand il s'agit de mettre en place des événements, les autorisations sont délibérées par la commune. Le même jour, toutefois, un autre meeting pro-Erdogan a été annulé à Frechen. Officiellement, le gérant de la salle a été amené à renoncer au rassemblement car son contrat avec le proprio ne lui permet d'aménager des meetings politiques. Et c'est cela qui a conduit le président turc à imputer des pratiques nazies à l'Allemagne. La chancelière a immédiatement convié les autorités turques à garder la tête froide. Pas sûr qu'Erdogan veuille calmer les choses. Encore plus d'information sur ce séminaire entreprise à Lisbonne en allant sur le site web de l'organisateur.